L'utilité du sac à main pour l'homme en question
Septembre 27th, 2005Qu'il soit Kelly ou Cambon, que soient passés dessus sans dessous John Galliano et Hedi Slimane, qu'il soit frappé d'un sigle prouvant qu'autocratie et véritable luxe ne font pas bon ménage, qu'il soit ou non en cuir, il est aujourd'hui l'accessoire par excellence. En mode comme dans la vie, l'affaire est dans le sac. En l'occurence, ce furent plutôt mes affaires ce WE.
C'est vrai que le sac-à-main présente l'avantage, pour celui qui ne supporte pas de déformer ses poches et qui le plus souvent n'en a pas bcp, d'être une réserve d'espace disponible, voire même toujours disponible. La femme moderne et libérée n'accepte en effet d'affronter les périls de la jungle urbaine qu'armée de son fourre-tout favori, rempli de mille et une choses, qui donne souvent un témoignage saisissant sur ses habitudes, son degré de sophistication, et quelque-fois une justification à sa démarche. L'homme post-moderne profite donc aisément de la situation en lui confiant ce qui l'encombre. S'il a totalement confiance en elle, ou alors qu'elle a environ 25 000 fois plus d'oseille que lui, il va même jusqu'à lui remettre son sésame de parisien chic-et-choc, je veux bien entendu parler de sa carte de crédit. Les papiers de son automobile rutilante ainsi que son permis de la conduire en respectant les limites de vitesse ne sont alors que des détails. Le sac-à-main apparaît alors comme un accessoire également utile pour l'homme.
Mais ce n'est qu'un mythe. La réalité a un côté beaucoup plus vicieux qui nous rappelle qu'en toute circonstance, il vaut mieux se souvenir de ce qu'on a confié aux femmes, surtout aux jolies femmes. La sanction est sinon immédiate et douloureuse. C'est comme ça que pour une histoire de sac-à-main, je suis devenu un sans-papier.
Imaginez-vous un lundi matin ; début de semaine, une foultitude de choses à faire, la nostalgie du WE passé, ce "Comment il fait Alexandre Devoise pour avoir la pêche comme ça ??!!" sans intérêt mais qui revient régulièrement etc. En général, une bonne douche, un grand café et 4500 tr/min plus loin, la journée a commencé sur les châpeaux de roues. Mais là, non. Plus de papiers, plus de carte... L'angoisse.
Ca commence tout d'abord par un "qu'est-ce que je portais hier ??". Ca enchaine par un "où suis-je allé hier ??". Ca piétine avec un "RrRrRghh... je vais être en retard !!". Ca continue par un "ah non... NONNNNN !!!". Ca s'arrange par un coup de fil. Ca se termine par un chronopost.
La morale de cette histoire ; à trop vouloir se balader mains dans les poches, on finit par le faire plus longtemps que prévu.
Tout est bien qui finit bien
Septembre 23rd, 2005Je veux évidemment parler de cette journée commencée super tôt, et non pas de mon blog adoré.
Et pourtant, ce n'était pas gagné d'avance, loin de là.
Les difficultés quand on se lève trop tôt n'arrivent pas tout de suite. Elles sont sournoises. Elles vous attendent au tournant de la fin de matinée. Là, le couperet tombe. La sanction est immédiate. C'est le coup de barre. Mais pas seulement.
En général, quand on est content d'avoir fait plein de trucs le matin, et qu'on a malheureusement encore plein de trucs à faire l'après midi, on se dit qu'on ne va certainement pas s'arrêter en si bon chemin et garder le rythme. Le difficile combat contre le coup de barre peut alors commencer.
Je tiens le nerf de la guerre à coup de café. On m'a dit un jour que d'autres s'alignaient sur d'autres méthodes plus honéreuses, mais tout cela n'est que de la poudre aux yeux, surtout quand on s'y prend mal. A une époque j'ai aussi pratiqué le Guronzan. Le problème avec cette substance assez séduisante est qu'elle exacerbe les effets les plus détestables de la fatigue, l'arme perverse de l'ennemi.
Je veux bien sûr parler du stress, de l'animosité et surtout de la paranoïa. Or qu'y a-t-il de plus pathétique qu'un paranoïaque si ce n'est un sosie black de Claude François venu en pelerinage au moulin de Dannemois en compagnie de sa chienne Belinda ? Je vous le demande. En ce qui me concerne, j'ai fait en sorte de me contenir et je pense avoir pas mal réussi. Ce fut bien pire à d'autres occasions.
Chez le coiffeur où je me rends plus régulièrement depuis qq années, parmi les services proposés aux clients - je devrais dire aux clientes mais comme on m'a déjà posé la question... - il y la manucure. Imaginez donc la scène suivante. Une charmante brune répondant au nom de Sarah me masse le crâne. A ce moment, et tant la sensation est agréable, je n'ai qu'une obsession, celle de ne pas être pris d'un élan rigide et viril. Dans ce genre de situation, il faut faire extrêmement attention car il peut arriver qu'elle vous demande si la température de l'eau est convenable ; vous vous sentez alors obligé de répondre et vous concentrez sur votre voix, mais sytématiquement répondez avec celle en pleine mutation d'un adolescent pubaire. La honte. Mais il y a encore pire, je vous le disais, c'est l'accès de paranoïa. Juste après arrive Carla qui s'occupe de la manucure, et pas que de cela à mon avis. Elle me demande si je souhaite qu'elle s'occupe de moi et là c'est le drame. Je regarde mes mains et lui réponds que mes ongles sont propres. En même temps que je prononce ces mots, je me rends compte de l'absurdité de ma phrase. Je me sens alors obligé de faire un sourire désinvolte et d'ajouter que je plaisante évidemment. Sauf que vu ma tête de zombie pas encore passée sous une pluie tropicale, je ne suis pas sûr qu'elle est cru à la plaisanterie. La honte. Toutes les nanas à côtés m'ont ensuite regardé soit en riant, soit en s'interrogeant.
Donc rien de pire que la paranoïa en ce bas monde. Il faut dormir de temps en temps et surtout ne pas abuser du café. D'ailleurs il commence à être tard, j'ai réussi à passer cette journée sans embûches. Le dodo m'appelle.
Ca commence sur les chapeaux de roues
Septembre 22nd, 2005C'est quand même du rapide. Quelques heures seulement après avoir posté mon premier message, et alors que j'avais tout doucement rejoint Morphée pour une folle nuit d'amour platonique, mon téléphone sonne et je comprends au bout de qq secondes que ma journée va commencer plus vite, et surtout plus tôt que prévu.
Mon radio réveil Yoko qui me donne fidèlement l'heure depuis 1989 indique alors 6h16. Je décroche in extremis après 4,8 sonneries et réponds avec une voix de Yeti qui aurait trop pris de LSD.
- "HHhhHHhhHhalo......."
- "Ouay c'est moi il m'arrive une grosse merde il faut absolument que tu m'aides sinon je vais être en retard à mon rdv en plus j'y vais avec mon patron que je dois aller chercher t'imagines..."
- "C'est bon j'arrive !"
J'ai toujours été fasciné par la propension qu'ont les gens à faire des phrases de 43 km et surtout à ne plus utiliser de ponctuation lorsqu'ils sont dans un état de stress international. Ce qui ne présente finalement aucun intérêt puisque cela rend la situation encore compliquée qu'elle ne l'est, ou semble l'être déjà. D'ailleurs si vous en êtes là, c'est que vous avez lu le passage de dialogue ; vous vous êtes donc rendu compte que c'était insupportable à lire. Alors vous imaginez à entendre si tôt le matin dit par ue personne proche de l'Ohio ??!!
Enfin bon, il est alors 6h18, je me passe la tête sous l'eau, j'enfile mon uniforme GAP qui se compose d'un jean et d'un pull, mes Lobb (enfin c'est pas vrai, c'était mes pumas mais c'est pour faire plaisir à Mattoo...), je prends les clés de ma titine et je pars. L'horloge analogique de ma clio millésimée indique 6h18. En fait rien d'étonnant, les japonais ont toujours été en avance. Surtout, mon réveil avance un peu, histoire de moi aussi l'être sur mon époque. VrooooOOoommm et c'est parti.
Je retrouve mon ami désespéré devant sa Golf qui ne démarre pas. Enfin je le retrouve, je manque de l'écraser en fait ; je le vois surtout courir vers ma voiture qui avance vers lui. Les gens désespérée auraient-ils l'instinct suicidaire ?? A peine ai-je ouvert ma porte que le problème et les enjeux de la rapidité de mon action ont été exposés plusieurs fois, en boucle. La suite, c'est que la voiture a démarré, il est parti du coup directement.
Là, il est 6h51 à ma swatch. Je suis en plein milieu du XVIIème arrondissement de Paris, ma voiture en travers d'une rue, le capot et la porte côté conducteur ouverts, moi débout. Je suis sûr que si j'avais sorti un flingue et braqué le livreur dans la camionnette un peu plus loin, on aurait pensé à un french remake de Tango et Cash.
Après ça, j'ai trouvé une boulangerie sur le chemin du retour, et ai eu le temps de faire plein de choses depuis, à commencer par éteindre ma chaîne qui hurlait du RTL2 depuis 4 minutes.
On dit que l'avenir appartient à ceux qui se lève tôt, je ne sais pas si c'est vrai, mais en attendant, ils ont le temps de faire plein de paperasse administrative entre 7h30 et 10h. Et ça, c'est pas de la merde !
Incipit
Septembre 22nd, 2005Premier post dans ce blog, enfin. Angoisse de la page blanche, ça toujours. Et pourtant, j'en noircis des pages en ce moment...
Mais là c'est complètement différent, c'est un blog. C'est mon blog. Il s'agit donc de faire partager mes émotions, mon vécu, mes rêves, une part de ma vie en somme.
Défouloir, vecteur d'opinion, thérapie, billet d'humeur ou encore vaste opération d'auto-propagande, le champ est vaste et me laisse la possibilité de parler de tout et de rien, de ces petits rien qui font des grands tout, de ne rien voir en petit mais tout en grand. La vie en grand donc.
Longue vie à mon blog ainsi qu'à ses lecteurs !